Qu'est-ce que le Chemin des mémoires?
- Une thématique marquante rappelant notre évolution
- Le site de la découverte
- Le site de fondation
- Le site de l’essor industriel
- Un Chemin des mémoires qui s’inscrit physiquement dans la ville
- Un Chemin des mémoires qui s’inscrit dans le temps
Une thématique marquante rappelant notre évolution
« Saguenay est respectueuse de sa mémoire passée et des communautés qui y ont contribué. D’autre part, la Ville de Saguenay d’aujourd’hui est sa mémoire future. Elle inscrit donc, de façon dynamique, son histoire de demain et prépare son avenir à chaque instant. » Voilà les mots exacts qui ont mené à la thématique générale du Chemin des mémoires autour de laquelle s’est articulé le projet « Saguenay, Capitale culturelle du Canada 2010 ». Ce thème célébrait en effet le Saguenay passé, présent et à venir et tous les projets de la programmation officielle étaient teintés de ce dernier. Dans certains cas, les activités étaient directement inspirées du Chemin des mémoires. Pour d’autres, ce n’était qu’une référence symbolique qui était évoquée subtilement. Or, d’une manière ou d’une autre, le Chemin des mémoires vous permettait de parcourir toute la programmation et de vivre toute une année de festivités.
En outre, dans le contexte de notre ville fusionnée, ce thème était à la fois rassembleur et respectueux de l’identité particulière des arrondissements. La Ville de Saguenay, née en 2002 de la fusion de quatre anciennes villes (Chicoutimi, Jonquière, La Baie et Laterrière) et de trois municipalités (Canton Tremblay, Lac-Kénogami et Shipshaw), est aujourd’hui riche du passé de toutes ces entités. Au fil du temps, chacun des secteurs de Saguenay a joué un rôle dans le développement de notre ville actuelle. Ces rôles sont uniques, spécifiques et complémentaires.
Le site de la découverte
Au confluent de la rivière Saguenay et de la rivière Chicoutimi, sur un lieu de campement préhistorique qui sert de point de départ à la route des portages, un poste de traite s’établit dès 1676, devenant au cours des années qui suivent le plus rentable au Canada. Dès le départ, Chicoutimi s’impose comme un lieu d’échange et de commerce. Peter McLeod et William Price poursuivent en ce sens en établissant des scieries aux abords des rivières du Moulin et Chicoutimi. La Compagnie de pulpe de Chicoutimi est un des fleurons de cet esprit d’entrepreneur. Aujourd’hui encore, Chicoutimi est marqué par ce rôle d’échange et de commerce. Cet arrondissement a donc célébré en 2010 les thématiques des échanges interculturels, du commerce, de la présence passée et présente des Autochtones et des Métis.
Le site de fondation
C’est à Grande-Baie, dans l’actuel arrondissement de La Baie, que notre territoire s’ouvre à la colonisation avec l’arrivée de la Société des 21. Ainsi, c’est à La Baie qu’a lieu chaque année la fête du Saguenay–Lac-Saint-Jean. C’est également à cet endroit qu’on a mis sur pied le premier grand spectacle historique au Québec : « La Fabuleuse histoire d’un Royaume ». La population de La Baie, fière de son passé, a toujours participé massivement à cette grande fresque. Dans cet arrondissement, le sentiment d’appartenance et l’identité sont fortement marqués par ce rôle de fondateur. C’est par l’eau que sont arrivés les premiers colons et aujourd’hui encore, cette richesse naturelle fait partie intégrante de ce secteur de la municipalité. L’arrondissement de La Baie a donc célébré en 2010 les thématiques de la fondation et de l’arrivée des premiers colons ainsi que le rôle prépondérant de l’eau dans notre développement.
Le site de l’essor industriel
Jonquière est profondément associé à l’arrivée de la grande industrie. Fondée en 1912, Kénogami est la première ville de compagnie de la région. Suivra par la suite en 1926 la construction d’une ville modèle en Amérique du Nord, soit Arvida. Alcan (aujourd’hui Rio Tinto Alcan) joue un rôle central dans le développement de toute la région (construction de barrages et de centrales électriques, arrivée de la base militaire, etc.). Ce rôle prépondérant de la grande industrie a laissé sa marque dans le territoire et dans la nature même de la population, laquelle est souvent considérée comme étant « tissée serrée » et animée d’un fort sentiment communautaire. Ainsi, l’arrondissement de Jonquière a célébré en 2010 les thématiques de la modernité, de l’ouverture sur le monde, de la vie ouvrière et l’apport de la communauté anglophone et multiculturelle au développement économique.
Un Chemin des mémoires qui s’inscrit physiquement dans la ville
On constate donc qu’en visitant la ville, on peut aujourd’hui comprendre les différents rôles complémentaires qu’ont joués chacun de ces secteurs au cours de l'histoire. Ces diverses fonctions sont visibles dans l’occupation du territoire, dans la nature même des citoyens et dans la façon dont ceux-ci s’identifient à leur ville. La nomination de Saguenay à titre de Capitale culturelle du Canada a constitué une formidable occasion de redécouvrir l’importance unique de chacun des secteurs de la ville et de constater la cohésion qui se dégage de nos passés communs.
Un Chemin des mémoires qui s’inscrit dans le temps
Enfin, c’est en nous penchant sur notre histoire que nous comprenons davantage notre présent. En constatant les vocations spécifiques de nos quartiers, nous pouvons apprécier la valeur de notre patrimoine et de notre culture. Ce sentiment identitaire qui nous définit s’enrichit d’une vie culturelle et artistique unique qui témoigne de la vigueur de notre société. Notre présent est déjà l’histoire de notre futur. À ce titre, le Chemin des mémoires s’inscrivait dans le passé, le présent et l’avenir.


